Balade en felouque
Glisser sur les eaux du Nil, c'est accomplir un rêve d'enfance, comme prendre le Transsibérien, rouler sur la Panaméricaine ou passer le cap Horn.
Et voici que ses eaux filent sous l'étrave dans un silence incroyable. La felouque longe la falaise qui abrite la nécropole nubienne et le mausolée de l'Aga Khan, flirte avec les dos luisants des rochers de l'île Eléphantine, ancienne capitale des pharaons, laisse à tribord la verdoyante île-jardin botanique de Lord Kitchener. Je n'ai pas voulu un mot d'explication préférant rêver à une improbable rencontre avec le replet Hapi, dieu du Nil et de l'abondance, Khnoum, le maître des crues à tête de bélier, et les belles Satis et Anoukhis, déesses des eaux. Que sont-ils devenus depuis le barrage ? Hapi a sûrement maigri faute de limon pour fertiliser les terres, Khoum a sans doute changé de métier. Satis, à la tête ornée de cornes d'antilopes, et Anoukhis, parée de plumes d'autruche ont peut-être été dévorées par les carpes géantes qui, dit-on, hantent les profondeurs du lac Nasser.
Plus d'infos : Voyage Egypte
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charles, le 05/02/2008